C'est la question que se posent tous les dirigeants que nous accompagnons, et c'est rarement le chiffre qu'ils avaient en tête. Entre la flat tax passée à 31,4 %, les abattements dont les conditions se purgent des années à l'avance et deux contributions sur les hauts revenus, il est parfois difficile de s'y retrouver.
Le prix payé pour vos titres, avant frais et avant impôt.
Ce que les titres vous ont coûté : apport à la création, rachat de parts, frais inclus.
Honoraires de banque d'affaires, avocats, audit. Ils viennent en déduction du prix.
Avant 2018, les abattements pour durée de détention deviennent possibles.
Salaires, dividendes, revenus fonciers. Ils comptent pour la CEHR et la CDHR.
Conditions particulières qui ouvrent un régime spécifique.
Ce que c'est. Vous cédez vos titres, vous encaissez le prix, vous payez l'impôt sur la plus-value l'année de la vente. C'est le cas de figure de la très grande majorité des cessions de PME.
Pour qui. Un dirigeant qui veut disposer de son capital, sans projet de réinvestissement structuré. C'est souvent le bon choix, et c'est le seul qui n'ajoute aucune contrainte pour les années suivantes.
La contrepartie. L'impôt est dû immédiatement, à hauteur d'environ 31,4 % de la plus-value, davantage si la CEHR et la CDHR s'appliquent. Rien ne se rattrape après la signature.
CGI, art. 150-0 A et 200 A — imposition au prélèvement forfaitaire unique, sauf option pour le barème.
De l'année ou des dix précédentes. Elles réduisent aussi les prélèvements sociaux.
Ce qui vous reste, après impôts
1 959 575 €
Sur une plus-value de 2 900 000 €, imposée à 35,9 %.
Régime le plus favorable
Flat tax (PFU)
L'acquéreur paiera en plus 3 000 € de droits d'enregistrement.
Le choix du régime pèse lourd
Entre le régime le plus favorable et le moins favorable, l'écart est de 883 999 €. Ce choix se prépare avant la signature, pas après.
Vous partez à la retraite dans les deux ans ?
L'abattement de 500 000 € vous ferait économiser environ 64 000 € d'impôt sur le revenu. Ses conditions se purgent sur 24 mois : cessation de fonctions, liquidation des droits, aucun lien avec l'acquéreur.
Acompte de CDHR à verser en décembre 2026
La contribution différentielle donne lieu à un acompte de 95 %, à payer entre le 1er et le 15 décembre 2026, sous peine d'une majoration de 20 %.
Ce simulateur donne un ordre de grandeur et ne serait engager la responsabilité de Wall Invest France. Le résultat réel dépend de l'ensemble de vos revenus, de la rédaction de l'acte et de votre situation patrimoniale.
Ce qu'il vous resterait selon le régime d'imposition retenu.
1 040 425 € d'impôts — Le régime par défaut : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux.
Réservé au dirigeant qui part à la retraite.
1 924 424 € d'impôts — Sur option, l'ensemble de vos revenus mobiliers de l'année passe au barème.
1 086 980 € d'impôts — Abattement pour durée de détention, réservé aux titres acquis avant 2018 et à l'option barème.
Réservé au dirigeant qui part à la retraite.
Entre le meilleur et le pire de ces régimes, l'écart est de 883 999 €. Le choix se fait au moment de la déclaration, mais il se prépare des mois avant la signature.
Le simulateur manipule beaucoup de variables, parce que la fiscalité d'une cession en comporte beaucoup. Voici, en langage clair, ce que recouvre chacun des montages proposés.
| Montage | Ce que vous encaissez tout de suite | Impôt | Le vrai point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Cession directe | Le prix, net d'impôt | ≈ 31,4 % immédiatement | Le plus simple, et souvent le bon choix |
| Apport-cession | Rien personnellement — tout reste dans la holding | Reporté, pas annulé | 70 % à réinvestir, sur des actifs éligibles |
| Cession partielle | Une fraction du prix | ≈ 31,4 % sur la fraction cédée | Fait perdre l'abattement retraite |
| Prix avec earn-out | Une partie maintenant, le reste plus tard | Étalé sur les années d'encaissement | Vous payez sur ce que vous touchez, quand vous le touchez |
| Donation avant cession | Rien — le capital passe aux enfants | Droits de donation à la place de la plus-value | Irréversible |
« Je vends 100 % de mes titres et j'encaisse le prix. »
Vous cédez vos titres, vous encaissez le prix, vous payez l'impôt sur la plus-value l'année de la vente. C'est le cas de figure de la très grande majorité des cessions de PME.
Pour qui. Un dirigeant qui veut disposer de son capital, sans projet de réinvestissement structuré. C'est souvent le bon choix, et c'est le seul qui n'ajoute aucune contrainte pour les années suivantes.
La contrepartie. L'impôt est dû immédiatement, à hauteur d'environ 31,4 % de la plus-value, davantage si la CEHR et la CDHR s'appliquent. Rien ne se rattrape après la signature.
« J'apporte mes titres à une holding avant de vendre, pour réinvestir. »
Vous apportez vos titres à une holding que vous contrôlez, avant de vendre. L'impôt sur la plus-value n'est pas annulé : il est reporté. La holding encaisse le prix entier et le réinvestit. Le report est un prêt de l'État à taux zéro.
Pour qui. Un dirigeant qui n'a pas besoin de consommer le capital et qui a un vrai projet de réinvestissement. En dessous d'environ un million d'euros, les frais de structure mangent le gain.
La contrepartie. Si la holding vend moins de trois ans après l'apport, elle doit réinvestir 70 % du prix de vente dans les trois ans, et conserver cinq ans. L'immobilier locatif et les SCPI ne comptent pas. Et chaque euro sorti de la holding vers votre compte personnel coûte 31,4 %.
« Je vends une partie et je reste au capital. »
Vous cédez une fraction de vos titres et vous conservez le reste, souvent pour accompagner l'acquéreur ou pour miser sur une seconde revente plus tard. La plus-value est calculée au prix moyen pondéré de vos titres.
Pour qui. Un dirigeant qui veut sécuriser une partie de son patrimoine sans quitter l'entreprise, ou qui négocie une sortie en deux temps avec un fonds.
La contrepartie. C'est le point le plus coûteux et le moins connu : l'abattement de 500 000 € du dirigeant partant à la retraite suppose de céder la totalité de vos titres, ou plus de 50 % des droits de vote, et de cesser toute fonction. Conserver quelques pour cent « pour rester au conseil » le fait perdre en entier.
« Une partie du prix dépend des résultats futurs. »
Une part du prix est versée plus tard, conditionnée aux performances de l'entreprise. Ce complément de prix est imposé l'année où vous l'encaissez effectivement, au régime en vigueur cette année-là, sans recalcul de la vente initiale.
Pour qui. Un dirigeant qui accepte de partager le risque pour aller chercher une valorisation plus haute, ou dont l'acquéreur ne peut pas financer le prix en une fois.
La contrepartie. Vous êtes imposé sur ce que vous touchez, quand vous le touchez — mais vous ne pouvez pas déduire un earn-out qui ne vient jamais. L'abattement de 500 000 € ne s'applique au complément de prix qu'à hauteur de la fraction non consommée lors de la vente initiale.
« Je transmets une partie à mes enfants avant de vendre. »
Vous donnez une partie de vos titres avant la vente. Le donataire reçoit les titres à leur valeur du jour : s'il vend à ce prix, sa plus-value est nulle. On substitue des droits de donation à l'impôt sur la plus-value.
Pour qui. Un dirigeant qui voulait de toute façon transmettre à ses enfants, et pour qui la cession est l'occasion de le faire dans de bonnes conditions.
La contrepartie. Le capital sort définitivement de votre patrimoine. La donation doit être réelle et irrévocable : reprendre le prix d'une manière ou d'une autre requalifie l'opération en abus de droit. Ce n'est pas un arbitrage fiscal, c'est une décision de famille.
Ces montages se préparent avant la signature, pas après. Un échange avec l'un de nos associés vous permettra d'identifier les montages adaptés à votre contexte.
Prendre rendez-vous pour échanger sur votre cessionLa plus-value est la différence entre le prix de cession de vos titres, diminué des frais que vous supportez — honoraires de banque d'affaires, avocats, audit — et leur prix d'acquisition, frais d'acquisition inclus. Si les titres vous viennent d'une succession ou d'une donation, le prix d'acquisition est la valeur retenue pour les droits de mutation.
Sur cette plus-value s'appliquent ensuite quatre prélèvements distincts, et c'est là que la plupart des calculs dérapent : chacun a sa propre assiette. Les prélèvements sociaux portent sur la plus-value diminuée des seules moins-values, avant tout abattement. L'impôt sur le revenu porte sur cette base une fois l'abattement appliqué. La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus porte sur la plus-value brute, tous abattements réintégrés. Et la contribution différentielle a encore une autre base.
Par défaut, la plus-value est soumise au prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %. Ce taux de 18,6 % est nouveau : la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG sur les revenus du capital mobilier de 9,2 % à 10,6 %. Beaucoup de contenus en ligne, y compris des simulateurs de cabinets, affichent encore 17,2 % et un total de 30 %.
Vous pouvez opter pour le barème progressif. Cette option est globale : elle s'applique à l'ensemble de vos revenus mobiliers de l'année, pas seulement à la plus-value. Elle n'a d'intérêt que si vous ouvrez droit à un abattement pour durée de détention, ce qui suppose des titres acquis avant le 1er janvier 2018. Pour des titres plus récents, le barème est presque toujours perdant dès que la plus-value dépasse quelques dizaines de milliers d'euros.
L'abattement fixe du dirigeant partant à la retraite est de 500 000 €, pour les cessions réalisées jusqu'au 31 décembre 2031. Ses conditions sont exigeantes : avoir dirigé la société et détenu au moins 25 % pendant les cinq années précédentes, cesser toute fonction et liquider ses droits à la retraite dans les deux ans avant ou après la cession, ne conserver aucun droit chez l'acquéreur, et céder la totalité de ses titres ou plus de 50 % des droits de vote.
Son gain réel est très inférieur à ce qu'on lit partout. Il ne réduit que l'impôt sur le revenu : 500 000 × 12,8 %, soit environ 64 000 €, et non 500 000 × 31,4 % = 157 000 €. Les prélèvements sociaux restent dus sur la plus-value brute, et la contribution exceptionnelle également. Cela reste une somme considérable, et cela vaut largement d'organiser son calendrier de départ en conséquence — mais autant partir du bon chiffre.
Les abattements proportionnels pour durée de détention — 65 % en droit commun, 85 % pour une PME de moins de dix ans — sont réservés aux titres acquis avant 2018 et à l'option pour le barème. Ils ne se cumulent jamais avec l'abattement fixe : il faut choisir.
Oui. Les barèmes ont été vérifiés le 1er août 2026 auprès d'impots.gouv.fr, du BOFiP et de Légifrance. Il intègre la hausse des prélèvements sociaux à 18,6 % issue de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, la pérennisation de la contribution différentielle sur les hauts revenus, et le durcissement de l'apport-cession.
Parce que les prélèvements sociaux sur les plus-values mobilières sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026, la CSG passant de 9,2 % à 10,6 %. Le prélèvement forfaitaire unique sur une plus-value de cession de titres est donc de 12,8 % d'impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %. Les revenus fonciers, l'assurance-vie et les plus-values immobilières restent, eux, à 17,2 %.
Non, et c'est l'erreur la plus répandue. L'abattement du dirigeant partant à la retraite ne réduit que l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux restent dus sur la plus-value brute, et la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus aussi, car l'article 1417 du code général des impôts réintègre l'abattement dans le revenu fiscal de référence. L'économie réelle tourne autour de 64 000 € d'impôt sur le revenu, un peu plus en tenant compte de la contribution différentielle.
Pas systématiquement. L'apport-cession reporte l'impôt au lieu de l'annuler, et depuis la loi de finances 2026, si la holding vend moins de trois ans après l'apport, elle doit réinvestir 70 % du prix de vente dans les trois ans et conserver cinq ans, l'immobilier locatif étant exclu. Le montage n'a d'intérêt que si vous n'avez pas besoin de consommer le capital et si vous avez un projet de réinvestissement réel. En dessous d'un million d'euros, les frais de structure absorbent souvent le gain.
Sur le plan fiscal, la plus-value est calculée au prix moyen pondéré de vos titres, au prorata de ce que vous cédez. Mais surtout, l'abattement de 500 000 € du dirigeant partant à la retraite suppose de céder la totalité de vos titres, ou plus de 50 % des droits de vote, et de cesser toute fonction sans conserver aucun droit chez l'acquéreur. Conserver une participation minoritaire pour rester au conseil fait perdre l'abattement en entier.
Non. L'intégralité du calcul se fait dans votre navigateur. Rien de ce que vous saisissez n'est transmis, stocké ni associé à votre personne. Il n'y a pas de formulaire à remplir pour voir le résultat.
Chaque taux appliqué par ce simulateur provient d'une source publique officielle, vérifiée le 1 août 2026.
Nous ne renvoyons pas vers Légifrance : ses adresses pointent vers une version datée d'un article, qui change à chaque loi de finances. Les références sont donc citées telles quelles.
Barèmes vérifiés le 1 août 2026 auprès d'impots.gouv.fr, du BOFiP et de Légifrance. Ce simulateur n'est pas une consultation fiscale et ne serait engager la responsabilité de Wall Invest France. : Il vise à donner un ordre de grandeur à partir de la législation en vigueur en 2026.
La plupart des leviers demandent douze à vingt-quatre mois pour être activés. Nous regardons votre situation gratuitement et en toute confidentialité, avant tout engagement de votre part.
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